A propos du scandale du «délit d’initiés» de dirigeants d’EADS

Publié le par Jacques Lessard

 

On voudrait pouvoir ne pas y croire tant le scandale politico-boursier est énorme, dans lequel l’Autorité des Marchés Français implique des dirigeants et actionnaires d’EADS, le gouvernement français et son ministre des finances de l’époque, Thierry Breton. Après les parachutes dorés et les stock-options offerts en avalanche à Noël Forgeard, c’est la révélation de l’existence de notes secrètes et de complicités occultes, la présomption d’un vaste délit d’initiés, les ventes massives d’actions en amont de l’annonce des difficultés économiques du groupe EADS, tout cela avec à la clé, des plus-values juteuses (90 millions d’euros) et 10 000 suppressions d’emplois. Cette voyoucratie financière est devenue insupportable. Il ne suffit pas de déclarer la main sur le cœur, qu’il faut moraliser les sphères opaques de la finance, comme le fait Nicolas Sarkozy, il faudrait commencer par balayer devant la porte !

Aux yeux de l’AMF, ces faits accablent visiblement les principaux actionnaires d’EADS, dont le groupe d’Arnaud Lagardère, et l’Etat : cela exige que toute la lumière soit faite.

Je viens de déposer au nom des député-e-s communistes et républicains une demande de création d’une Commission d’enquête en urgence, chargée d’aller au bout des investigations nécessaires et sans attendre, de convoquer tout ce «joli» monde.

 

DECLARATION D'Alain BOCQUET

Député du Nord

Porte-Parole des Député-e-s communistes et Républicains

Paris le 2 octobre 2007

Publié dans COMMUNIQUES

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