LA RESTAURATION SCOLAIRE : UN SUJET SERIEUX

Publié le par Jacques Lessard

La restauration scolaire est une question trop sérieuse pour être traitée avec démagogie et par des réponses simplistes voire électoralistes.

Elle mérite un débat public large et approfondi que la soudaine conversion de De Robien au bio, tourné en dérision par sa majorité jusque-là ne clôt absolument pas.

La restauration scolaire est un service à multiples facettes : un acte éducatif et culturel, un moment de convivialité et de plaisir important pour la réussite scolaire, pour l’éducation au goût, pour la santé publique.

Le problème numéro un  est la qualité des repas et les conditions dans lesquelles celui-ci est pris (notamment le temps passé qui doit être suffisant).

A l’heure  où l’on sait que deux cancers sur trois ont des causes liées à l’environnement, le contenu de l’assiette, l’origine des aliments servis doivent être connus, traçables, et irréprochables. Il s’agit de l’avenir et de la santé de nos enfants.

Dans ce cadre, il est légitime, comme nous l’avons proposé, de prévoir de servir des repas élaborés à partir d’aliments issus de l’agriculture biologique, de servir des fruits et légumes frais et de saison ; d’utiliser au maximum des produits locaux favorisant ainsi les circuits courts, les produits labellisés.

Certes, aujourd’hui, l’offre de ces produits est insuffisante mais la collectivité peut jouer, avec d’autres, un rôle incitatif déterminant pour développer les filières de production respectant un cahier des charges qui s’inscrive dans une perspective de développement durable.

Il n’empêche que sur des produits comme les œufs, le lait, certains fruits et légumes, l’offre existe et peut être utilisée systématiquement.

L’emploi local de notre région à vocation agricole y sera même gagnant.

Le point numéro deux c’est l’accessibilité du service public de restauration à tous les enfants quels que soient les revenus de leurs familles.

Aucun enfant ne doit se voir refuser l’accès à la table commune.

L’indispensable amélioration de la qualité des repas par rapport à la situation actuelle, ne sera pas le prétexte à un barrage financier. Le surcoût (apparent) doit être pris en charge par la collectivité. C ’est un choix politique. Il se traduira, au final, par un gain global, social, économique et environnemental.

Enfin, le choix du mode de gestion est le levier qui permettra de répondre aux questions posées.

Il est clair que la gestion municipale directe (en régie) de la restauration permet de mieux conduire les adaptations nécessaires, de décider des achats des produits.

La décision pourra bien être prise après les élections municipales puisque, comme l’a annoncé le maire au conseil municipal du 27 septembre 2007, la procédure de consultation en cours ne sera pas conclue avant mars 2008.

Les communistes d’Amiens, partie prenante de la liste d’union et de rassemblement avec les autres formations de gauche, s’engagent à porter l’exigence d’une gestion municipale de la restauration scolaire.

Publié dans COMMUNIQUES

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